Commentaires récents

  • Répondre: Fondements et accommodements   Il y a 4 années 3 semaines

    L'exemple de cet Iman à St-Laurent montre bien comment certaines "communautés" se sont ghettoisés. S'il n'y avait eu que des musulmans, l'Iman aurait passé sans mot dire. Je dis souvent à ceux qui reprochent le trop grand nombre d'immigrants à Montréal, qu'ils représentent les enfants que nous n'avons plus, les enfants non désirés qui ont été avortés.

    Voilà pourquoi je traite toujours l'immigrant avec respect et égards puisqu'à mes yeux ils sont nos enfants sacrifiés. Je ne suis pas très chaud à l'idée de la charte des valeurs puisqu'au lieu d'écrire et d'édicter, nous ferions bien mieux de simplement et généreusement peupler le pays comme nous avons toujours su le faire....jusqu'à il y a 50 ans.

  • Répondre: Pour améliorer le site   Il y a 4 années 3 semaines

    Je vais corriger l'introduction. La philia (au sens d'amitié qui fait les communautés) a  une longue histoire. C'est le  nom que nous avons donné il y a quelques années à un projet, réalisé en commun avec l'Arche Canada et Plan Advocacy Netword. Notre approche était la suivante: de quoi une société se prive-t-elle en n'intégrant pas (ou mal) les personnes vivant avec un handicap et les personnes différentes en général? Nous mettions moins l'accent sur les droits que sur les obligations de ces personnes. Le site appartenance (appartenance-belonging.org) se situe dans le prolonguement de ce projet...qui a donné naissance à un autre site: Philia.ca. (http://philia.plan.ca/bienvenue/default.htm).

    Je reprends la définition de la philia que nous avons retenue:

    La philia, quel que soit l'équivalent français adopté,
    c'est la réserve de chaleur humaine, d'affectivité,
    d'élan et de générosité (au-delà de la froide impartialité

    et de la stricte justice ou de l'équité) qui nourrit et stimule
    le compagnonnage humain au sein de la Cité : et cela à
    travers les fêtes, les plaisirs et les jeux comme à travers
    les épreuves. La philia, c'est aussi le sentiment désintéressé
    qui rend possible de concilier, comme le veut Aristote, la
    propriété privée des biens et l'usage en commun de ses
    fruits, conformément au proverbe – repris par l'auteur
    de la Politique à l'appui de sa thèse opposée à celle de Platon
    – qu'entre amis "tout est commun".
    JEAN-JACQUES CHEVALIER, Histoire de la pensée politique,
    tome 1, Payot, Paris 1979.

     

  • Répondre: Pour améliorer le site   Il y a 4 années 3 semaines

    Dans l'introduction, on parle de 24 documents.

    Dans la liste "Catégories", j'en compte 25. Peut-être que le titre "Phylia" fait double emploi avec un autre?

  • Répondre: Fondements et accommodements   Il y a 4 années 3 semaines

     

    On peut construire la situation de différentes façons pour nuancer le jugement que l’on porte. Dès qu’on a dit « iman » ou « Lucien Bouchard », les émotions émergent, les raisonnements suivent. Et dans tous les jugements, les mots se bousculent pour exprimer des principes ou des valeurs : respect, statut, égalité homme femme, dignitaire, déférence, personne, dignité.

    Je construis l’exemple à nouveau pour illustrer la société dont je rêve. J’entre dans cette Caisse populaire à la suite d’un iman (ou d’un Lucien Bouchard) qui vient se placer derrière deux dames qui attendent leur tour. Celle qui est immédiatement devant lui se retourne, s’incline avec respect et lui offre de passer devant elle. D’accord ou pas d’accord? Imaginons maintenant qu’elle demande aussi à l’autre dame devant elle de laisser passer l’iman. D’accord ou pas d’accord? Un autre client vient d’entrer et proteste devant cette manœuvre. D’accord ou pas d’accord?

    Dans la société dont je rêve, chacun a le droit d’être ce qu’il est et mérite le respect, tout en étant soumis aux règles que la société se donne. Je respecte la dame qui donne sa place à l’iman (ou à Lucien Bouchard). Je respecte le choix du dignitaire d’accepter ou non. Je commence à hésiter lorsque la dame demande à sa voisine de faire comme elle en cédant sa place, mais je continue à respecter la décision de chacun présumant qu’il a la possibilité de faire un choix éclairé. Je ne suis pas d’accord si un observateur quelconque s’oppose à cette manœuvre. 

    Chacun pourra se demander s’il rêve d’une telle société ou s’il préfère une société différente.

  • Répondre: Fondements et accommodements   Il y a 4 années 3 semaines

    Respect à la personne en tant que personne. Ou respect au statut de cette personne. Vaste question.

    S'agit-il vraiment du même respect dans les deux cas ? Les dames qui font la queue s'attendent à être traité décemment, correctement, par autrui. Tout simplement. Sans plus. Cet iman s'attendait visiblement à beaucoup plus, à une forme de déférence particulière à laquelle aurait été attachée certains privilèges. Dans un cas, pas de privilège. Dans l'autres, assurément.

    Le fait qu'il s'attende à ce qu'on lui céde la place laisse entendre qu'il a une conception essentiellement hiérarchique, inégalitaire des rapports humains, en toute circonstance. Même dans celles qui ne mettent pas en jeu directement son statut, sa fonction, comme à la mosquée ou dans une cérémonie officielle, publique.. Nous sommes tout de même dans une société démocratique. Dans les échanges de la vie de tous les jours, il ne me semble pas que ce type de privilège devrait être invoqué. Par ailleurs, ne peut-on être respectueux envers quelqu'un sans lui concéder des privilèges. Oui, bien sûr. On peut saluer poliment, montrer par son attitude corporelle qu'on est sensible à la qualité particulière de telle ou telle fonction ou statut.

    Je ne juge évidemment que d'après les éléments indiqués plus haut, mais je trouve qu'il y a, chez ce monsieur, une certaine petitesse. Même s'il estimait avoir droit à des égards particuliers parce qu'il est imam, il ne devrait pas montrer qu'il est offusqué qu'on ne lui rende pas lesdits égards. Le fait de ne pas retenir sa mauvaise humeur le rapetisse encore plus à mes yeux et fait que je le juge encore moins digne d'égards...

    Prenons un autre exemple, différent, d'une personne qui a aussi un statut particulier. Un homme politique bien connu. Il y a bien longtemps, à Outremont, j'étais dans une épicerie, en ligne, et le chef de l'opposition officielle à Ottawa, Lucien Bouchard, prend place en arrière de moi, les gardes du corps à courte distance. Eh bien ! Comme on peut le penser, il a attendu patiemment son tour, sans jouer de son statut. Il aurait pu mettre de l'avant le fait qu'il aurait été pressé, que la limousine encombrait la rue, etc. Mais non. Dans cette circonstance de la vie quotidienne, il redevenait un être humain comme un autre. Ce qui ne m'a pas empêché de le saluer avec respect lorsqu'il est arrivé et ensuite lorsqu'il est parti.

    Pour revenir à notre imam, quelques autres questions qui peuvent avoir des incidences sur la discussion  :

    1) S'agit-il d'une immigrant ou d'un Québécois né ici? Dans le premier cas il n'est peut-être pas complètement au fait de nos moeurs en matière de politesse. Dans l'autre cas...

    2) S'agit-il d'un homme jeune ? Si oui, on peut poser la question du respect envers les aînés, puisque la dame en question était d'un certain âge.

    3) Est-ce que le fait qu'il s'agisse de femmes est important ici? Le souligne-t-on parce que l'on sait que cet aspect pose problème dans les versions les plus traditionalistes de l'islam ? Pour lui, est-ce que les femmes seraient moins dignes de respect, et cela expliquerait-il son attitude? Auquel cas, le problème de ce monsieur serait toute autre chose que le simple respect à des personnes, à des individus.